Les conservateurs sont des substances chimiques capables d’inactiver les microorganismes. Il leur est associé une certaine agressivité, qui se manifeste souvent au niveau de la peau par diverses irritations, allergies ou dermites.
Une liste de conservateurs admis dans les crèmes cosmétiques a été dressée par les directives successives de la Commission Européenne. Cette liste n’est pas universelle et certains pays ont une réglementation beaucoup plus restrictive. L’harmonisation d’une formulation pour un marché mondial n’est donc pas aisée.
Aussi l’industrie cosmétique cherche de nos jours à diminuer, voire à éliminer les conservateurs de ses produits. Certaines solutions, aux succès limités, sont possibles. Le développement des méthodes de protection microbiologique des produits cosmétiques a suivi de près celui des méthodes pratiquées dans le domaine alimentaire, tout en présentant des différences importantes. Si l’industrie alimentaire utilise à grande échelle les procédés de fabrication et de conditionnement aseptiques (Tetrapak et autres), il faut reconnaitre qu’un tel moyen de conservation n’est pas réellement compatible avec les soins destinés aux traitement de la peau.
L’industrie alimentaire utilise dans certains cas une autre voie de conservation antimicrobienne sans additif chimique, qui consiste à priver les microorganismes de l’eau qui leur est nécessaire pour survivre et se multiplier (viandes séchées, confitures épaisses, fromages secs…).
Cette méthode, qui est liée à l’ « activité d’eau » d’un produit donné (valeur, qui indique la disponibilité d’eau libre d’une préparation), peut s’appliquer également aux produits cosmétiques. Franke J. et Meyer B. ont décrit leurs essais pour stabiliser des solutions de détergents, des émulsions et autres formules. J.Curry a également mis en évidence la possibilité de réduire la quantité de conservateurs nécessaires en diminuant l’activité de l’eau a des produits. U. Eigener mentionne également cette possibilité dans son article sur la conservation et la stabilité microbiologique des produits cosmétiques. Récemment un livre a été consacré uniquement à ce sujet.
Pourtant, peu de crèmes cosmétiques s’appuient sur cette stratégie, en raison des contraintes galéniques trop importantes liées aux substances habituellement utilisées pour abaisser l’activité de l’eau, (généralement glycérine, sucres, sels). Les concentrations nécessaires pour une bonne conservation sont très élevées et de ce fait la texture, le toucher, la stabilité des crèmes s’en ressentent. Les cremès cosmétqiues sans paraben sont donc assez rares.
Il reste donc la possibilité de recourir à des substances actives courantes en cosmétique, qui possèdent à côté de leur caractéristique principale une relative activité microbicide. Certains extraits de plantes, les huiles essentielles, l’alcool, certaines enzymes, quelques « émulsifiants » et « co-émulsifiants » peuvent contribuer à la conservation microbiologique d’une préparation. Cette voix est néanmoins étroite, car peu de substances sont réellement actives à des concentrations convenables en cosmétique.
Les crèmes cosmétiques Nosoderm assurent la stabilité microbiologique par un processus physique lié à l’osmose. Elles apportent une réponse élégante, sûre et efficace aux problèmes de conservation cosmétique.
Elles permettent de formuler des produits cosmétiques avec une concentration réduite (de 2/3 ou plus) de conservateurs classiques, sans paraben, tout en assurant une bonne conservation dans les conditions normales de fabrication, d’emballage et d’utilisation, grâce à ses propriétés osmotiques intrinsèques, qui interfèrent indirectement sur l’activité de l’eau du produit fini.